23 juin 2022

Le climat change, les habitants du Haut-Languedoc traquent les espèces indicatrices

Entre Atlantique et Méditerranée, le Haut-Languedoc n’échappe pas aux effets du changement climatique. Territoire de moyenne montagne, il est sur sa partie la plus haute en altitude riche en tourbières, milieux stratégiques à suivre pour comprendre les effets du changement climatique sur ce grand territoire.

La présence d’eau dans le sol des tourbières est déterminante pour ces milieux et les plantes qui y poussent.

Les plantes des tourbières sont très sensibles à la présence d’eau. Les suivre permet donc d’avoir des indications précieuses sur l’effet du changement climatique sur les nappes d’eau. Si elles restent bien présentes c’est signe que le milieu va bien. Si au contraire elles régressent c’est signe que le milieu s’assèche. D’où l’importance de suivre finement leur dynamique pour anticiper des aménagements ou adaptations nécessaires pour préserver la ressources en eau dans les montagnes. L’implication de la population sur ce travail de veille fine est un outil puissant d’anticipation des phénomènes.

Le res’eau sentinelle

Une opération de sciences participatives pour impliquer la population locale

Une coopération intelligente des acteurs de terrain

Le syndicat de bassin de l’Agoût et la coopérative Rhizobiòme, qui anime le programme rés’eau sagne, agissent de concert sur cette initiative qui doit permettre à la population locale de participer à un réseau d’observation d’espèces indicatrices de la présence d’eau dans le sol, ou au contraire indicatrices de phénomènes d’assèchement.

Les adhérents du rés’eau sagne sont mis à contribution pour mettre à disposition leurs sites de tourbières qui seront équipés de piézomètres (appareil qui mesure les hauteurs d’eau) afin de mesurer le comportement des nappes d’eau dans le sol.

Ils seront également invités à suivre 6 espèces indicatrices de la présence d’eau dans les tourbières, ou au contraire indicatrices d’assèchement.

Les 6 plantes indicatrices à suivre

Les cinq premières indiquent la présence d’eau dans le sol des tourbières.

La sixième, la Canche cespiteuse au contraire indique un assèchement du milieu.

Comment participer

  1. j’apprends à reconnaitre les plantes grâce au livret pédagogique
  2. au cours de mes balades, je note les endroits où je les vois (je note la date et le lieu)
  3. je saisis l’information dans l’application applisoleau.rhizobiome.fr / ou si je préfère le papier, je le note dans mon carnet et j’envoie l’information à contact@rhizobiome.coop

Une question ? une suggestion ? une remarque ? Nous contacter directement !

Livret pédagogique

Vous trouverez dans ce livret des fiches pédagogiques pour reconnaitre les plantes et la marche à suivre pour participer à l’opération.

Cliquez sur l’image pour feuilleter le livret

TELECHARGER LE LIVRET EN FORMAT PDF

Prochainement

Nous vous préparons une série de vidéos didactiques pour reconnaitre chacune des plantes.

Une opération portée par

Financé dans le cadre de l’appel à projet Entente sur l’Eau par

Partez à la découverte de...

Les sphaignes

Les sphaignes

Les sphaignes sont des espèces de mousses qui poussent en colonies dans les tourbières gorgées d'...
Lire l'article
La linaigrette à feuilles étroites

La linaigrette à feuilles étroites

On l'appelle aussi l'herbe à coton, la linaigrette de nos tourbières. Facilement reconnaissable el...
Lire l'article
La drosera à feuilles rondes

La drosera à feuilles rondes

C'est la star des tourbières. Pourtant elle est minuscule et pas facile à trouver. On l'appelle au...
Lire l'article
La narthécie ossifrage

La narthécie ossifrage

On l'appelle aussi narthécie brise-os, d'où le nom ossifrage, car les éleveurs ont remarqué que ...
Lire l'article
La canche cespiteuse

La canche cespiteuse

La canche cespiteuse n'est pas une espèce typique des tourbières. Quand on commence à la voir app...
Lire l'article

Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.